| C’est à partir
de 1720 que l'industrie horlogère se développe partout dand
la haute Forêt Noire, depuis Sankt Georgen au nord jusqu'à
Neustadt au sud, avec une “capitale” à Furtwangen.
Très vite, les horloges de la Forêt Noire sont réputées dans le monde pour leur prix abordable et leur solidité : elles se composent d’un cadran peint sur un cadre de bois laqué dont la partie supérieure en forme d’arc est décorée de motifs rustiques, et où sera ménagé, plus tard, le portillon abritant le coucou. Rien à voir donc avec la forme actuelle qui fera son apparition vers les années 1840, alors que la pendule à coucou est déjà centenaire et que la Forêt-Noire produit et distribue annuellement, par le seul moyen du colportage, pas loin de six cent mille pendules. |
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Une guérite
de garde-barrière
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La première
évocation écrite du coucou date de 1762. Elle est le fait
d’un légat du pape qui, lors d’un voyage en Forêt Noire, rapporte
ceci : «On fabrique ici un très grand nombre de pendules en
bois qui sont répandues partout en Europe par le commerce ; on les
connaissait déjà autrefois, mais on vient de les perfectionner
en les équipant avec le cri du coucou.»
La chronique attribue à un certain Franz Anton Ketterer, de Schönwald, l’invention et la construction de la première pendule à coucou en 1730. Mais ce dont l’Histoire est sûre, c’est que la forme actuelle de la pendule à coucou est due à Friedrich Eisenlohr, professeur à Karlsruhe et responsable des constructions de la Société des chemins de fer du Bade-Wurtemberg. En 1850, un appel est lancé aux créateurs pour renouveler la forme du boîtier de l’horloge de la Forêt-Noire. Eisenlohr trouve l’inspiration dans son métier, dessinant une “guérite de garde-barrière” et remportant ainsi le concours. |
- Toutes les photos sont des documents reproduits.
Source : un article expliquant l’origine du coucou, signé André
Girard, 2000 (en français) : webdo.ch/mp/mp_15/coucou_15.html
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