LA RUBRIQUE DE FLORENCE
 
PARLER ALLEMAND AVEC TINTIN

"Haben Sie ein Doppel Zimmer frei, für eine Nacht ?" et "Mineral Wasser, Bitte" : pendant longtemps, ce furent les deux seules phrases en allemand que je maîtrisais avec suffisament d'aisance !
Ce qui ne m'a pas empêché de faire, en Allemagne, les nombreux voyages que vous savez - lecteurs attentifs - durant plus de 15 ans ! 
Ni de découvrir et d'aimer ce pays   …  Un peu (beaucoup ?) de curiosité a suffit. Pour le reste, je me débrouillais entre l'anglais, quelques souvenirs de mes deux années d'allemand au lycée … et mon dico de poche ! 
Au fil des voyages - et des rencontres - mes connaissances se sont enrichies : mais c'est surtout grâce à "Tim und Struppi" que je peux enfin apprendre l'allemand sans souffrir.


Apprendre sans souffrir, en s'amusant, en devinant le sens des mots grâce à l'image.
S'amuser de la traduction en allemand des noms propres inventés par Hergé : le professeur Tournesol est "lin d'abeille" (Bienlein), les deux Dupont/d, "Schultze und Schulze", Moulinsart par "Mühlenhof". Seul le "Kapitän Haddock" reste presque égal à l'original.
"Tim und Struppi Abenteuer" (les aventures de Tintin et Milou), "für junge Leser von acht bis achtzig" (jeunes lecteurs de 8 à 80 ans !)
 
"Tim am Gerät", quand Tintin prend la communication, on devine facilement le sens.
"Wir sind auf dem Weg zum Mond" également, tout en retenant une expression (nous sommes sur le chemin de) et un cas de datif (zum Mond, vers la lune)
Quand le capitaine Haddock lance "Beim Barte des Propheten", on comprend sans douleur le datif (par la barbe) et le génitif (du prophète)
Lorsque Tintin s'exclame : "Die Erde. Sie rufen uns von der Erde" (La terre, Ils nous appellent depuis la terre) : en une phrase, on apprend le genre de Erde (die, féminin), et sa déclinaison au datif ("der Erde")

 
Lire Tim und Struppi, c'est également "prima" (génial) pour retenir toutes sortes d'expressions familières de la vie quotidienne : "Verstanden ?" (compris ?), "es stimmt !" (ça marche !), "es ist Wahnsinn" (c'est dément !), "so ein Pech" (quelle déveine) ou encore "ich bin ganz aus dem Haüschen" (je suis complètement hors de la "petite maison", façon imagée de dire "hors de moi" !)

 
La truculence du Kapitän Haddock est riche en apprentissage : 
Dans son célèbre "Alle hundertausend heulenden und jaulenden Höllenhunde", tous les mots ne sont pas dans mon dictionnaire mais j'imagine très bien le sens  … De même avec "Hagel und Granaten" (grêle et obus) !
La traduction de "Donnerwetter" (temps de tonnerre), ou "Süsswassermatrosen" (marin d'eau douce) est également facile …
- "Schnell, Kapitän, wir haben kein Zeit zu verlieren ! An Bord" se passe de traduction …

 

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