![]() |
POURQUOI CETTE DÉSAFFECTION
DE L'ALLEMAND ?
Si l'on cherche les causes de cette désaffection
pour l'allemand, on retrouve, encore une fois, les préjugés
anti-allemands que Germania s'efforce de combattre.
|
|
“Je suis inquiète de voir que les gens sont toujours inquiets quand on parle de l'Allemagne”, nous confie Michèle, prof d'allemand à Grasse, qui se plaint également de se heurter - encore - "à des préjugés anti-allemands de la part des parents". Où l'on retrouve, une nouvelle fois, la méconnaissance, les clichés, bien sûr aussi le souvenir des heures sombres du nazisme. Une langue réputée comme difficile Soyons honnête, ce n’est pas faux. Comme le remarque Michèle, prof à Grasse, “mes meilleurs élèves sont effectivement des élèves curieux, qui parlent déjà plus ou moins une autre langue (anglais, tunisien, islandais, danois) et qui aiment étudier tout simplement, qu'importe la matière” Difficile aussi parce que, en France, la langue allemande est considérée comme “élitiste”, “inaccessible à la plupart des germanistes en herbe” (Patrick Pasquier, professeur à Sierck) Résultat : des manuels trop exigeants et ambitieux, et ces “éternels textes sombres sur les sujets graves comme le passé des années 40, le Mur de Berlin, les problèmes d’environnement ou d’immigration”. Bref, l’allemand n’est pas “tendance”, contrairement à l’anglais, via la “culture US (groupes, stars, modes) qui installe la suprématie US dans tous les domaines”. Où l’on retrouve la mauvaise
“image de marque” de l’Allemagne. Soit le pays fait toujours peur (du moins
aux générations qui ont vécu l’occupation), soit le
pays parait ennuyeux, voire démodé.
Bien vu : l’Allemagne, sans aucun
doute encore complexée et culpabilisée, n’ose pas faire valoir
ses atouts, ni employer de grands moyens pour vanter ses charmes …
|
| Revenir sur Germania Magazine | Revenir lire "l'allemand" |