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A l’image de Coca et Pepsi, c’est Aldi
le premier - en 1947 - qui inventa la formule du discount alimentaire,
imité en 1973 par Lidl, qui est devenu depuis lors son principal
concurrent dans une lutte sans merci.
Au départ, une idée qui ne pouvait naitre qu’en Germanie : “la qualité au meilleur prix” ! Car, au contraire des Français, les Allemands n’acceptent pas de consacrer l’essentiel de leur budget à la “bonne bouffe”. Par Florence Canarelli |
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Quand on sait que les frères Albrecht, patrons d’Aldi possèdent la première fortune d’Allemagne - exactement au même niveau que Liliane Bettancourt, notre Milliardaire en chef nationale, on peut s’interroger sur le paradoxe à devenir riche en vendant de l’alimentaire à prix cassés … Cependant, c'est ainsi que les choses se passent, comme en témoigne l'histoire des deux "frères ennemis" qui en ont inventé la formule magique. Aldi et Lidl, les frères ennemis du discount alimentaire C’est en 1947, juste après l’effroyable
guerre perdue par l’Allemagne, que les frères Theo et Karl Albrecht
ont l’idée - qui se révèlera fructueuse - de lancer
un magasin alimentaire à l'enseigne “ALDI” (pour "ALbrecht DIscount"),
sur ce concept de “qualité au meilleur prix, voire à prix
imbattables”.
1988, c’est aussi l’année où
Lidl met le pied en France, c’est dire si les deux frères ennemis
ne se lâchent pas d’une semelle car tout deux ont exactement les
mêmes conceptions du business : un assortiment très limité
(700 références), des arrivages hebdomadaires d’articles
de bazar - les bonnes affaires de la semaine, le mercredi chez Aldi et
le jeudi chez Lidl - et la promesse de remboursement en cas de non satisfaction.
Lidl fut fondé en 1973 par le discret
Dieter Schwarz (on sait quand même qu'il est né en 1940 !),
à Heilbronn dans le Bade-Wurtemberg, sur exactement le même
concept qu’Aldi, avec une gestion d’une rigueur toute germanique, en particulier
une maîtrise rigoureuse des coûts et une organisation centralisée.
Longtemps considéré comme le « supermarché du pauvre », le hard discount, séduit de plus en plus les Français. Selon une récente étude de l'Institut Iri Sécodip, 62% des Français ont fait, au moins, une fois leurs courses dans un magasin de ce type en 2002. Les Allemands, professionnels de la chasse aux bonnes affaires Sur le marché allemand, les discounters
représentent donc aujourd'hui de 30 à 35 % des parts de marché
contre un peu plus de 15 % au milieu des années 1980. Un véritable
engouement auquel n'échappe aucune catégorie socio-professionnelle
: selon une enquête du magazine Stern, 95% des ouvriers, 84 % des
fonctionnaires et même 80% des travailleurs indépendants viennent
y faire leurs courses.
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| en savoir plus : http://www.aldi.de
• http://www.lidl.de/de/index.nsf/pages/i.home |
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