Le café 

Une institution en Autriche

 


L’origine des cafés en Autriche remonte à 1683, date à laquelle l’occupant turc laissa derrière lui, dans sa fuite, de nombreux sacs de café en grains.
Selon la légende, c’est Josef Georg Koltschitzky, qui, les ayant découvert, décida d’ouvrir le premier « Kaffeehaus » de Vienne. En vérité, l’inventeur du café viennois, serait un Arménien Johannes Diodato, un espion au service de l’armée.
Bientôt en 1700, quatre autres Arméniens obtinrent la licence pour ouvrir de nouveaux cafés.
On ne se doutait pas encore combien les cafés en Autriche allaient imprégner la vie culturelle autrichienne, au point d’en devenir aujourd’hui une véritable institution.

Au XVIIIème siècle, le café devait définitivement devenir un élément indissociable de l’art de vivre autrichien. Il devient le rendez-vous de tous ceux qui aiment se réunir pour discuter, échanger des idées, lire les journaux. Il est le lieu de prédilection de nombreux intellectuels qui apprécient l’atmosphère particulière qui y règne.
L’écrivain Alfred Polgar ne disait-il pas : « le café, c’est le meilleur endroit pour qui souhaite être seul tout en étant en compagnie » ?.
De même, le poète Peter Altenberg affirmait : « être au café, c’est se retrouver chez soi sans être à la maison ».
C’est dire combien le café représentait l’un des éléments indispensables à la vie quotidienne de la bourgeoisie comme à la vie littéraire et artistique.

Au XIXème siècle, le café viennois connaît son âge d’or avec les compositeurs Johann Strauss, Lanner et Zierer qui enchantaient la clientèle avec leurs airs de valses ou de polka.

Aujourd’hui, le café reste toujours autant apprécié, même s’il a quelque peu évolué au fil du temps, devenant souvent un « café-pâtisserie », qui a le mérite d’offrir à la clientèle un vaste choix de pâtisseries dont l’Autriche a le secret…..

De nos jours, il est le lieu de rendez-vous de prédilection de la jeunesse viennoise qui vient s’y détendre ou échanger des idées entre amis. Mais s’il n’est plus aujourd’hui l’endroit où se forge l’opinion publique, où se propagent les idées politiques, il reste le lieu idéal pour rêver, écrire, lire, pendant des heures, si on le souhaite.
En effet, il n’est pas rare qu’on s’y attarde sans pour autant renouveler sa consommation. Ici, on prend le temps de vivre, tout simplement.

On déguste ainsi, si on le souhaite, son café, avec une pâtisserie. A noter que le café est toujours servi sur un petit plateau d’argent accompagné d’un verre d’eau et d’un peu de lait. Aussitôt le café consommé, le garçon retire la tasse et apporte un nouveau verre d’eau.

A noter qu’une grande partie de la presse internationale est laissée à disposition de la clientèle. Aujourd’hui, la musique est essentiellement destinée aux touristes, les Viennois préférant avoir leur tranquillité pour lire leur journal ou pour discuter entre amis.

Chaque café a son style, son atmosphère propre, sa clientèle et c’est bien ce qui fait son charme. Il reste une oasis de bien-être, un lieu de plaisir, de raffinement même, pourrait-on dire. Ici, pas de bruit intempestif, pas de machines à sous ni de flippers ; au contraire, une atmosphère quelque peu surannée, indescriptible qu’il faut impérativement savourer…. sans modération !

Mais qu’on ne s’y trompe pas, Vienne n’est pas le seul endroit où l’on peut profiter de l’atmosphère si particulière de ces cafés. Partout en Autriche, on retrouvera des Café-Konditorei fidèles à la tradition. Pour notre plus grand plaisir……

Quelques exemples de cafés à Vienne : le célèbrissime Café Sacher, mais aussi le Café Central, et encore les Sperl, Landtmann, Mozart, Gloriette (à Schönnbrunn), Griensteidl, Prückel, Hawelka … (Pour en savoir plus : wien.info/menues/d/detess_kaffee.htm)

Ailleurs en Autriche : le café Tomaselli à Salzbourg, le Fürst à Salzbourg, les Café Sacher à Salzbourg et à Innsbrück, le Nannerl à St Gilgen, le café-Konditorei Zauner à Bad Ischl …

Pour en savoir plus sur les différentes manières de commander un café en Autriche, voir notre texte : « une cuisine qui fait le plaisir du palais…. et des yeux »                   CB


 
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