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La cuisine autrichienne,
aux multiples influences
Loin d’être un pays
où l’on mange mal (comme on l’entend trop souvent), l’Autriche est
au contraire, un pays où la gastronomie est incontestable.
Par Cécile BORDEAU
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Ainsi retrouve-t-on dans la cuisine autrichienne un savant mélange d’influences hongroises, serbes, tchèques, slovaques, turques et même italiennes, qui rappellent qu’autrefois l’Empire des Habsbourg s’étendait bien au-delà des frontières actuelles de l’Autriche. Chacune des neuf provinces du pays ont également des spécialités qui leur sont propres et qui témoignent d’un réel talent gastronomique. Sans avoir la prétention de vouloir citer toutes les spécialités autrichiennes (tant celles-ci sont nombreuses), Germania fait le tour des mets incontournables : * A Vienne, on dégustera de
préférence un « Tafelspitz » (un bœuf
bouilli, qu’on pourrait rapprocher du pot au feu, servi avec une sauce
au raifort). On n’oubliera pas non plus la célèbre « Wiener
Schnitzel », l’escalope viennoise, qualifiée pourtant
à tort de spécialité autrichienne, puisqu’elle est
d’origine italienne et qu’elle fut importée en 1848 par le Maréchal
Radetzky.
* A Salzbourg, on dégustera les fameuses « Salzburgernockerl », genre de soufflé très crémeux. Les « Fritattensuppe » (soupe claire aux lamelles de crêpes), les « Griessnockerlsuppe » (soupe claire aux boulettes de semoule) ne seront pas non plus à négliger. * En Basse-Autriche et en Haute-Autriche,
deux régions agricoles et viticoles, les plats du terroir sont à
l’honneur. Ainsi on se régalera d’un « Bauernschmaus »,
un plat à base de porc rôti servi avec des « Knödel »
(ces fameuses boulettes de pain, ou de pomme de terre, incontournables !)
et de la choucroute.
* Dans le Vorarlberg, comme au Tyrol, on se délectera des « Käsespätzle », qui comme leur nom l’indique sont à base de fromage. Il s’agit de pâtes à base de farine de blé, que l’on sert dans une poêle avec des oignons fris, et des petits morceaux de lard. Succulent….. mais riche ! * Dans le Burgenland, province aux influences d’Europe Centrale, on dégustera la « Gulasch », un bœuf braisé aux oignons et au paprika. Pour un plaisir plus sucré, moins épicé, on n’oubliera pas les « Palatschinken », ces crêpes fines fourrées et… délicieuses…. * En Styrie, on dégustera notamment le « Heidensterz », une préparation à base de saindoux et de farine de blé noir. * En Carinthie, la province méridionale de l’Autriche, qualifiée de Riviera autrichienne, on ne manquera pas de savourer les « Kasnudeln », des pâtes fourrées de viande, d’épinards, de pommes de terre ou de champignons. La version sucrée, qu’on nomme « Kletzen » n’est pas moins succulente. Partout en Autriche, on ne manquera pas de déguster une « Geschnelzeltes », ce plats de viande blanche (porc ou dinde) en sauce, qu’on pourrait apparenter à une blanquette, même si elle est souvent plus riche et plus calorique. On notera, au passage, qu’en Autriche, on
mangera peu ou pas de viande rôtie ou grillée. Au contraire,
les viandes en sauce et les viandes bouillies ont ici beaucoup plus la
cote. Difficile également de manger une simple omelette dans un
restaurant, si modeste soit-il ! J’ai moi-même essayé de trouver
ce simple plat, et je vous avoue que cela relève presque de l’exploît !
Lorsque j’en ai finalement trouvé une (après des recherches
laborieuses), celle-ci s’est avérée être une omelette
géante, et paysanne, de surcroît ! Entendez, fourrée
aux légumes et au lard !
Bien sûr, il va sans dire que la cuisine
autrichienne est riche et à ce titre, mieux vaut que l’on ne soit
pas obsédé par son taux de cholestérol ou par sa balance.
Guten Appetit ! CB |
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