LE LIVRE DU MOIS  :  “Le Journal en Italie", par Michel de Montaigne, 1580
 

La "couette", une coutume vieille de plus 
de plus de 4 siècles !
Michel de MONTAIGNE, dans son "Journal en Italie", raconte un voyage fait en 1580, durant lequel il traversa une partie de l'Allemagne du sud. 
En observateur curieux, il remarque la propreté et l'honnêteté, apprécie particulièrement la nourriture, à peine comparable à "nos cuisines de la noblesse française … et découvre l'usage de la couette "".

COUETTE
Là, M. de Montaigne esséia de se faire couvrir un lit de coite, comme c'est leur coutume : et se loua fort de cest usage,  trouvant que s'estoit une couverture chaude et legiere."

HONNETETÉ
"Ils ont cela de bon … (qu'on ne gagne) jamais à marchander. Ils sont glorieux, cholères ou yvrognes mais … ni trahistres ni voleurs"

PROPRETÉ
"Ils repeingnent souvent leurs viles, ce qui leur donne un visage tout fleurissant, et à leurs églises … (Ce) qui montre leur propreté, ce fut de trouver les degrés de la vis (escalier) de nostre logis tout couvert de linges, par dessus lesquels il nous falloit marcher, pour ne pas salir les marches de leur vis qu'on venoit de laver et fourbir, come ils font tous les samedis. Nous n'avons jamais aperceu d'araignée ni de fange en leur logis… Ce qui fait si fort reluire leurs vitres, c'est qu'ils n'ont point de fenestres attachées à notre mode, et que leurs chassis se remuent quand ils veulent, et forubissent leurs verreries fort souvent…" Michel de MONTAIGNE, 1580

ÉGALITÉ
"Entre les hommes, il est mal-aisé de distinguer les nobles, d'autant que toute façon de gens portent leurs bonnets de velours, et tous des espées au costé … Ils vont eux mesmes conviant les serviteurs à boire et leur font tenir table deux ou trois heures…

BOUFFE
"Quant au tretemant de table, ils sont si abondants en vivres et diversifient leur service en tant de sortes de potages, de sauces, de salades, come hors de nostre usage… Ils nous ont présenté des potages faicts de couin, de pommes cuites … et des salades de choux cabus … cela d'un si bon goust que a peine nos cuisine de la noblesse francese leur sembloient comparables" 


 
 
 
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