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Vendredi 9 avril En ce début du printemps, nous repartons sur la route des vacances pour notre premier grand voyage de l’année, vers l’Allemagne et le Land du Baden-Wurtemberg et plus précisément le Jura Souabe. Entre la Forêt-Noire et les massifs
cristallins des Confins bohémiens, les hauts plateaux calcaires
du Jura Souabe (point culminant : 1015 m au Lemberg) forment le «
toît » de l’Allemagne du Sud, suivant la ligne de partage des
eaux du Rhin (bassin du Neckar) et du Danube. La retombée du Jura
Souabe sur le bassin du Neckar, au Nord-Ouest, atteint 400m de dénivellation.
Détachés de l’abrupt principal, des monts en forme de butte
ont été des sites de prédilection pour des châteaux
qui furent le berceau de dynasties comblées de gloire, les Hohenstaufen
et les Hohenzollern.
En ce début du printemps, nous repartons
sur la route des vacances pour notre premier grand voyage de l’année,
vers l’Allemagne et le Land du Baden-Wurtemberg et plus précisément
le Jura Souabe.
Détachés de l’abrupt principal,
des monts en forme de butte ont été des sites de prédilection
pour des châteaux qui furent le berceau de dynasties comblées
de gloire, les Hohenstaufen et les Hohenzollern.
Parties d’Aix-en-Provence à 14h34,
notre trajet s’effectue, comme l’année dernière, par Sisteron
- le Col de Lus la Croix Haute - Grenoble - Annecy.
Samedi 10 avril Pressées de rejoindre notre lieu de
vacances pour visiter une nouvelle région d’Allemagne, nous quittons
l’hôtel vers 8h30, pour continuer notre trajet via la Suisse.
Après ce petit moment de détente,
la route se poursuit et au fil des kilomètres, nous commençons
à ressentir la fatigue, notamment après la frontière
entre la Suisse et l’Allemagne. J’ai, quant à moi, un fort mal de
tête qui me fait manquer sans doute quelque peu de vigilance, puisque
je ne remarque pas la petite boîte verte située à l’entrée
d’un village, qui n’est autre qu’un des multiples radars installés
à l’entrée de chaque localité, et qui semble m’avoir
flashée…. Sans doute arrivais-je un peu au-dessus de la limitation
? L’avenir le dira…..
Nous trouvons sans problème notre
hôtel, le Gasthof-Hotel Lamm situé à 5 kilomètres
de la ville, dans le petit village d’Unterjesingen, et nous nous installons
dans notre chambre.
Profitant encore d’un peu de temps libre
avant le dîner, nous décidons de repartir dans le centre de
Tübingen pour une première petite découverte de cette
localité romantique située au bord du Neckar, et connue pour
être une grande ville universitaire, d’où son jumelage avec
notre ville d’Aix-en-Provence.
Nous allons ainsi faire une petite promenade
à proximité du plan d’eau des Nymphes dans un premier temps,
puis vers le Neckarbrücke, d’où nous apercevons la Hölderlinturm
surplombant le Neckar (la tour qui fut habitée par le poète
Hölderlin) , et enfin vers la place du Rathaus, absolument superbe
avec sa façade recouverte de fresques (représentant des allégories
de la justice, de l’agriculture, et des sciences, ainsi que des célébrités
de la ville), et sur lequel se trouve également une belle horloge
astronomique datant de 1511.
De retour à l’hôtel, il est
temps de dîner et l’excellent menu proposé par nos sympathiques
hôteliers est tout à fait bienvenu après cette journée
bien remplie !
Dimanche 11 avril La journée débute sous la pluie
et il fait froid….. Impossible par un tel temps de prévoir une ballade
en extérieur ; mieux vaut, semble-t-il, s’orienter vers une visite
où l’on sera à l’abri !
Nous reprenons donc la route vers Sigmaringen, situé à proximité du Danube, et là, nous n’avons d’autre choix que de nous précipiter dans le Château, pour nous mettre à l’abri et faire la visite des salles pendant une heure environ. Fort heureusement, il nous est permis de
faire cette visite avec notre petite Lakmé, dans son sac, qui aurait
eu bien froid, si elle avait du rester seule dans la voiture, au fond du
parking souterrain…. A dire vrai, les tribulations d’un teckel en Germanie
ne sont jamais de tout repos….
Après la visite, il pleut toujours et nous décidons de nous restaurer un peu au Café Schön, en dégustant un café et une délicieuse part de Forêt Noire. Nous revenons ensuite sur Tübingen par la route d’Hechingen où nous retrouvons quelque peu le soleil même s’il fait toujours frais. Après une petite promenade dans les
sentiers d’une petite forêt pour que Lakmé puisse se détendre,
nous sommes de retour à Tübingen, où, la pluie passée,
nous faisons quelques pas dans la Platanenallee au bord du Neckar.
Nous terminons l’après-midi en faisant une promenade en voiture dans les quartiers résidentiels, espérant parvenir au château surplombant la ville. Nous y renonçons, car nous sommes bientôt piégées en zone piétonne…. ! De retour à l’hôtel, il est temps de dîner, savourant la chance que nous avons ce soir, nos hôteliers ayant décidé de renoncer à leur jour de congé dominical traditionnel. Lundi 12 avril La journée s’annonce aujourd’hui sous
de meilleurs auspices, le soleil étant au rendez-vous !
Au XVIIIème siècle, sous la
domination des Hohenzollern, le royaume de Prusse devint une grande puissance
européenne. C’est un Hohenzollern, Guillaume 1er, qui est placé
à la tête de l’Empire allemand, fondé en 1871 à
l’instigation de la Prusse. Mais à peine un demi-siècle plus
tard, la défaite et la révolution qui suivirent la Première
Guerre mondiale mirent un terme à la domination des Hohenzollern
: le 9 novembre 1918, Guillaume devait abdiquer.
Le château, tel une forteresse, situé sur le haut d’une colline, se voit de très loin aux alentours et il apparaît presque comme un château de conte de fées, ce qui le fait, d’ailleurs, souvent surnommer, par ici, le « Neuschwanstein souabe », en référence au Château de Louis II de Bavière, qui, lui aussi, est tout à fait inoubliable par sa situation perchée et l’architecture magique qui le caractérise. Après être parvenues sur le
grand parking payant, où à cette heure matinale les touristes
sont encore peu nombreux, nous empruntons la navette (elle aussi payante)
qui nous amène aux portes inférieures de l’enceinte du château,
et qui nous permet d’économiser nos forces pour les kilomètres
qu’il nous reste à parcourir, d’autant que l’inclinaison de la pente
ne nous encourage guère à faire l’effort de la promenade
à pied….
Soucieuses de ne pas trop dépenser dès le début de notre séjour, nous décidons de nous limiter au parc du Château et à la cour intérieure, d’autant qu’ici Lakmé ne sera pas admise dans le château : Règlement, règlement….. Même la jolie frimousse de ce petit bout de chien dans son sac qui fera de l’œil à la jeune femme de l’accueil (pourtant attendrie !) ne parviendra à faire entorse à la réglementation….. Nous faisons donc la visite de la cour intérieure,
au centre de laquelle siège un canon.
Tout autour du château, on remarque de nombreuses et imposantes statues des Hohenzollern. Après cette belle promenade autour
du château, d’où l’on a un beau point de vue sur la vallée
en contrebas, nous redescendons avec la navette, pour rejoindre le parking,
où se trouve un « Imbiss », qui nous permettra de nous
restaurer.
De retour sur Tübingen, le soleil toujours
présent, même si le mercure ne remonte pas beaucoup, nous
décidons d’aller nous promener dans l’Alter Botanischer Garten,
un parc, qui, comme son nom l’indique, était autrefois botanique,
mais qui est, devenu aujourd’hui, un parc de détente, en plein cœur
de la ville.
Après quelques instants passés à visiter la cour du château et à se reposer sur un banc au soleil en envoyant des SMS à quelques amis, il est temps de revenir à notre hôtel pour se préparer à dîner, sans se douter, encore, que notre hôtelier nous a préparé une sympathique spécialité, l’Ofenfrischer Flammenkuchen, qui, bien que savoureuse, ne pourra être terminée en totalité, tellement les parts présentées sur la planche sont nombreuses….. Mardi 13 avril Le soleil semblant vouloir continuer à nous accompagner, même si, une fois encore, le fond de l’air reste toujours frais (13°C), nous partons vers 9 heures pour visiter Tübingen à pied, souhaitant profiter de l’ouverture des magasins, qui, fête de Pâques oblige, étaient fermés depuis vendredi … Résultat : 3 heures de marche en tous sens dans la ville ! Fatiguées par tant de marche, nous
décidons, aux alentours de midi, de reprendre la voiture et d’aller
visiter une ville thermale de la région : Bad Urach.
Comme beaucoup de villes thermales en Allemagne,
Bad Urach est partagée en deux : d’un côté la ville
commerçante traditionnelle ; de l’autre, la ville thermale, à
proprement parler, avec son établissement de bains, son parc thermal
et ses hôtels.
Après une pause « Kaffee-Kuchen
» à la très jolie Conditorei Buck, nous décidons
d’aller voir « l’autre » Bad Urach, le quartier des thermes.
Parvenues dans le parc thermal, nous sommes
séduites par l’atmosphère printanière qui règne
ici : d’innombrables jonquilles et narcisses (en parterre ou sauvages)
font de l’endroit une promenade très agréable et reposante,
d’autant que le soleil est maintenant bien présent !
Après cette jolie promenade, il est
temps de revenir sur Tübingen, où nous arrivons vers 17 heures.
On notera, au passage, que tout au long de notre séjour, le patron de l’hôtel, qui cuisinait lui-même, avait toujours à cœur de nous proposer, chaque soir, des plats savoureux et des spécialités de la région.
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