| Lundi 22 décembre
Levées à nouveau dès
6h30, et sitôt le petit déjeuner pris, nous partons de l’hôtel
dès 9h00 pour les rues commerçantes de la ville. C’est ainsi
que nous parcourons tranquillement le Graben, le Kohlmarkt,
les rues situées à proximité de la Hofburg, admirant
çà et là, les vitrines décorées et les
superbes façades des
édifices.
Après quelques achats chez Julius
Meinl (le temple de l’épicerie fine !), nous parcourons, à
pied, de jolies rues
au charme délicieusement «
fin de siècle », bordées de beaux palais, tels le Palais
Ferstel et le Palais Kinsky, où nous ferons quelques
photos.
Nous n’économisons pas nos pas aujourd’hui,
et c’est ainsi que nous arrivons à proximité de la Votivkirche,
située sur le Ring. Nous regretterons,
cependant, de ne pouvoir y entrer, celle-ci étant fermée
le lundi…..
Après un trajet (bienvenu !) en tramway
jusqu’à l’Opéra (Staatsoper), nous allons admirer
les jolies vitrines et illuminations du grand centre commercial de Vienne,
les Ringstrassen Galerien !
Le sapin de Noël dans la
cour du Palais Kinsky |
Maman devant la Votivkirche |
Le Belvédère |
La Galerie Marchande du
Palais Ferstel |
Après un déjeuner reconstituant
au Markt-Restaurant Rosenberger, nous continuons notre shopping de Noël
dans la superbe Kärntner Straße,
où nous faisons une halte chez notre disquaire préféré
EMI pour y faire quelques achats…..
Mais le froid aidant, la fatigue nous gagne
et nous décidons de retourner à notre hôtel pour nous
y reposer un peu, avant de repartir aux alentours de 15 heures (après
une petite sieste réparatrice !) pour le
Weihnachtsdorf de l’Universitätscampus
(le marché de Noël de l’université), situé dans
la cour intérieure de l’ancien hôpital général
et qui, même s’il est moins spectaculaire que celui du Rathaus, n’en
est pas moins
dépourvu de charme…
Après cette petite flânerie
au milieu de petits chalets décorés, nous reprenons le tramway
pour nous rendre
au célèbre Café
Landtmann, situé à deux pas du Rathaus sur la Ringstraße.
C’est ainsi que nous dégustons de délicieuses pâtisseries
(une Mozarttorte et une Hofburgtorte) accompagnées d’un café
Franziskaner pour
moi et d’un thé pour Maman, confortablement
installées à une table dans une des jolies salles de ce café
du
plus pur style viennois !
Le grand magasin des
Ringstrassen Galerien |
Kaffee-Kuchen au Café Landtmann |
Le Café Landtmann de
l’intérieur |
Le Café Landtmann de l’extérieur |
Mais l’heure tourne et il est bientôt
temps de retourner à notre hôtel pour nous préparer
pour la Comédie Musicale « Elisabeth », pour
laquelle j’ai réservé des places par Internet il y a plus
de trois mois !
Fin prêtes, nous repartons en métro
pour Karlsplatz, la station la plus proche du Theater an der
Wien, où se joue la Comédie Musicale.
Nos billets nous attendent à la caisse
et dès 19h30, le rideau se lève pour une nouvelle représentation
de la plus grande comédie musicale
de langue allemande de tous les temps.
Après sa création en 1992
au Theater an der Wien, « Elisabeth » est de nouveau de retour
à Vienne (après
une tournée mondiale de plus de 10
ans), et ce, pour une durée de sept mois, ce qui en fait l’Evènement
de
l’Année 2004 !
Autant dire, que je souhaitais vivement
être ce soir dans ce théâtre mythique pour cet événement
hors du commun !
La comédie musicale "Elisabeth"
… |
… au Theater an der Wien |
C’est donc chose faite ce soir, et le spectacle
est grandiose : les voix et les ballets sont superbes, les
décors et les costumes magnifiques,
les interprètes pleins de fougue, les effets spéciaux et
machinismes époustouflants !
Un spectacle haut en couleurs qui mérite
assurément la « standing ovation » par laquelle le public
conquis manifestera, ce soir-là, son extrême satisfaction
!
On notera, au passage, que cette comédie
musicale est originale par le fait qu’elle n’est pas le reflet mièvre
de l’histoire de Sissi, telle qu’elle fut
retracée au cinéma. Ici, au contraire, il s’agit d’une allégorie
dans
laquelle l’Impératrice Elisabeth
apparaît continuellement hantée par le spectre de la mort
et qui cherche par tous les moyens à échapper aux contraintes
de la Cour. Eternellement insatisfaite, rebelle et insoumise,
elle ne trouvera d’autre issue que de quitter
Vienne le plus souvent possible, pour voyager, notamment en Hongrie. Sa
vie, jalonnée de deuils, a renforcé sa fuite éperdue
qui devait, fatalement, la conduire à un
destin tragique en 1898 à Genève.
Fil conducteur de sa vie, la mort est clairement présentée
dans cette comédie musicale par le biais de deux personnages omniprésents
(Luigi Lucheni, son assassin, et la Mort),
et dont, pour le second, l’interprétation
et la voix sont d’ailleurs tout à fait fabuleux.
• Pour en savoir plus, lire notre numéro
de Déc/Janvier dans Germania Magazine :
http://www.ifrance.com/germaniamagazine/)
Après cette magnifique soirée
et cette journée particulièrement bien remplie, il est temps
de se mettre
au lit, en rêvant aux charmes indescriptibles
de cette capitale autrichienne, avec toujours au fond de
l’oreille, les mélodies de l’inoubliable
Sissi, entendues ce soir au Theater an der Wien !!!!!
Dommage qu’au matin suivant, nous les ayons
oubliées … irrémédiablement !
Mardi 23 décembre
Même s’il fait toujours très
froid, la journée s’annonce belle et c’est ainsi que nous décidons
de nous rendre
à Baden bei Wien, la station
thermale impériale, située à 30 kilomètres
de la capitale.
Après notre petit déjeuner,
nous prenons le métro et le tramway pour nous rendre au Staatsoper,
d’où nous devons prendre un train pour Baden. Après un peu
de retard, les voies étant bouchées (pour je ne sais quelle
raison, probablement une locomotive en panne), nous quittons Vienne vers
9h10, et arrivons à Baden aux
alentours de 10h00, après avoir traversé
une banlieue viennoise quelque peu triste et grise en cette période
hivernale.
Arrivées en plein cœur de Baden, sur
la Josefsplatz (le terminus du Badener Bahn), nous réalisons
que la température a encore baissé…..
Le Casino de Baden bei Wien |
Le Casino de Baden bei Wien |
Le Rathaus de Baden |
Nous visitons la station d’un pas vif, admirant
de part et d’autres des rues, les devantures des magasins, les façades
Biedermeier des édifices, la Pestsäule (la Colonne de la Peste),
et l’Hôtel de Ville.
Baden nous apparaît comme une petite
ville tranquille, pleine de charme, même si nous réalisons
bien qu’elle
doit être naturellement bien plus
prestigieuse, à la belle saison, lorsque les parcs et parterres
sont en
fleurs et que curistes et touristes sont
venus nombreux pour profiter des installations thermales ou du somptueux
casino….
Cécile dans le Kurpark |
Le Monument de Josef Lanner
et de Johann Strauss
dans le Kurpark de Baden |
Le Beethoventempel dans le Kurpark |
L’heure du repas arrivé, nous décidons
d’aller nous restaurer dans un endroit plus chaleureux que l’air
ambiant et ainsi, nous choisissons le Café
Central, situé comme son nom l’indique, en plein cœur de la
station thermale.
Après un repas bien mérité,
je me consacre à la traditionnelle (et longue !) tâche des
cartes postales
pour nos amis et connaissances….. en n’oubliant
pas de joindre de jolis timbres de collection !
Cécile dans la neige dans le Kurpark |
La Pestsäule dans le centre de Baden
avec les petits chalets du marché de Noël |
Sapin décoré dans une rue |
Après une promenade dans le Kurpark
très ensoleillé mais recouvert de neige, et quelques photos,
nous regrettons, malgré les informations qui m’avaient été
fournies par l’office du tourisme, que le Marché
de Noël ne soit pas encore ouvert à
14 heures…. Ignorant s’il ouvrira finalement ou non, et la température
hivernale s’intensifiant encore, nous décidons de reprendre notre
train pour Vienne dès 15 heures.
Revenues dans la capitale, nous nous reposons
un peu dans notre chambre avant que je ne reparte, seule,
cette fois, pour un petit shopping de Noël
dans la Mariahilfer Straße.
Après un dîner chez Rosenberger,
la soirée s’achève devant un joli film de Noël à
la télévision autrichienne.
Mercredi 24 décembre
Même s’il fait toujours très
beau, l’hiver autrichien est bien présent avec ses températures
négatives !
Toutefois, il ne faut pas perdre de temps
et le Wiener Christkindlmarkt, fermant pour la dernière
journée, ce soir à 17 heures,
il est temps d’y faire un dernier petit passage pour les souvenirs de dernière
minute !
Après une nouvelle promenade sur
le Graben, nous déjeunons dans une cave typiquement viennoise :
l’Augustinerkeller, située
à deux pas du musée de l’Albertina.
Menu de Noël à l’Augustiner Keller |
 |
L’atmosphère, ce midi, y est calme,
et fort heureusement n’est pas enfumée, comme c’est souvent le cas
dans ce genre d’établissement. On
y sert un Menu de Noël (Weihnachstmenü), qui laisserait sans
doute
perplexe un véritable gastronome
Français, mais qui, pourtant, s’inscrit bien dans la tradition culinaire
d’un Heurigen autrichien, d’autant qu’il est accompagné d’un délicieux
petit vin blanc !
Après ce repas composé d’une
crème de pommes de terre, d’un ragoût de cerf en sauce avec
tagliatelles et airelles, et d’une crème glacée aux marrons,
nous repartons en tramway pour aller découvrir le Belvédère,
que nous n’avions pas pu voir les années
précédentes.
Mais la température est glaciale et
la fatigue s’installe….. Aussi, Maman décide-t-elle de retourner
à l’hôtel
pour se reposer, tandis que je retourne,
immédiatement, seule, à Schönnbrunn, pour une petite
visite annuelle traditionnelle au Marché de Noël, qui fête,
cette année, ses 10 ans. Pour lutter contre le froid, je déguste
un délicieux Glühwein (vin chaud) et une pomme de terre au
four à la sauce ciboulette, avant de terminer ma
visite des petits chalets et de m’en retourner
à l’hôtel.
Pendant ce temps, Maman a eu la surprise
d’un petit cadeau de Noël offert dans notre chambre par la
Direction de l’hôtel : un disque de
musique classique accompagné d’une jolie petite plante (un poinsettia)
et des vœux de l’hôtel Kummer : une
sympathique attention qui ne fait que souligner la classe de ce très
bel hôtel viennois, dans lequel nous
avons maintenant, depuis quelques années, nos habitudes….si courtes
soient-elles !…..
Nous passons une soirée de Noël
intime dans notre chambre, en dégustant de savoureuses petites
pâtisseries autrichiennes accompagnées
de Sekt, tandis que nous regardons de jolis programmes de Noël
à la télévision sur
ORF :« Weihnachten auf Gut Aiderbichl », « Licht ins
Dunkel » (l’émission traditionnelle autrichienne destinée
à recueillir tous les ans à Noël, des fonds pour l’enfance
en nécessité, et qui réussira, cette année,
à recueillir 5.7 Millions d’Euros).
Jeudi 25 décembre
Ce matin de Noël, la télévision
autrichienne annonce une température de - 13°C dans la capitale
autrichienne
dès 6h00 du matin, tandis qu’à
la frontière austro-bavaroise, à Berchtesgaden, on relève
- 39°C : une température jamais atteinte dans ce pays, cela
va sans dire…..
Après un copieux petit déjeuner,
nous partons pour la Cathédrale Saint-Etienne (Stephansdom),
pour la Grand-Messe de Noël, traditionnellement chantée, comme
c’est très souvent le cas dans les cathédrales
et églises de Vienne. Aujourd’hui,
c’est la Mariazeller Messe de Haydn.
Nous avons la chance d’avoir des places assises
et nous remarquons l’installation judicieuse d’écrans dans la cathédrale
permettant à chacun de voir correctement la chorale ou l’office,
même si l’on n’a pas la chance
d’être assis dans les premiers rangs
!
Après cette jolie messe chantée,
nous déjeunons rapidement au Markt Restaurant Rosenberger, car nos
amis viennois doivent venir nous chercher
à 15h30 à notre hôtel.
A 15h30 précises (toujours la ponctualité
autrichienne !), Madame Wagner et son mari viennent nous
chercher, en voiture, pour nous emmener
dans leur élégante demeure, située dans un quartier
résidentiel
de la capitale.
Nous sommes reçues très chaleureusement,
dans un cadre très raffiné, alors que dans le vestibule,
Madame Wagner, a conservé, spécialement
à notre intention, la grande couronne de l’avent suspendue
au plafond.
Nous dégustons un verre de Sekt à
côté du Sapin de Noël, tandis que des chants de Noël
en fond sonore
ajoutent encore à cette atmosphère
intimiste que nos amis ont créé dans leur intérieur
pour cette
fête de fin d’année.
Tout en discutant et en évoquant,
notamment, les souvenirs du dernier voyage de nos amis en Australie,
le mois précédent, notre amie
nous invite à déguster un délicieux thé accompagné
de pâtisseries de sa
propre fabrication, qui n’ont rien à
envier à celles proposées dans les célèbres
Konditoreien autrichiennes.
L’après midi se poursuit agréablement
en évoquant des souvenirs de nos vacances d’été en
Autriche,
tandis que je fais l’interprète entre
nos hôtes (qui ne parlent pas le français) et Maman (qui ne
parle pas l’allemand) : un bon exercice linguistique en immersion totale
!
Après cette délicieuse après-midi,
nos amis nous raccompagnent à l’hôtel (non sans nous avoir
offert,
avant notre départ, une jolie corbeille
de petits fours confectionnés par Madame Wagner) avant que
nous ne repartions en tramway, pour faire
le tour du Ring, admirer les beaux édifices viennois qui le
bordent et…. photographier le monument de
Johann Strauss, de nuit, superbement illuminé !
Le monument de Johann Strauss
au Stadtpark |
Le monument de Franz
Lehar
au Stadtpark |
Nous faisons les valises à plus de
22 heures, la tête encore pleine des souvenirs de cette belle
après-midi qui, une fois encore,
nous a fait apprécier l’extrême l’hospitalité des autrichiens,
ainsi
Que la « Gemütlichkeit »
de leurs intérieurs.
Vendredi 26 décembre
Notre départ de l’hôtel s’effectue
dès 9h15, pour rejoindre la Westbahnhof, où nous devons prendre
notre autobus pour l’aéroport de Wien-Schwechat.
Arrivées à l’aéroport,
nous nous livrons, une nouvelle fois, aux formalités liées
à l’embarquement de Lakmé, tandis que nous faisons quelques
petits achats de dernière minute dans les superbes boutiques de
l’aéroport
de la zone Tax-Free.
Notre avion décolle à 12h55
précises et notre arrivée à Nice s’effectue sans retard.
Une arrivée
ponctuelle qui nous permettra de rencontrer,
comme prévu, Florence à l’aéroport, à notre
arrivée
jusqu’à notre départ en bus
pour Aix-en-Provence.
L’aéroport de Wien Schwechat avec
au premier plan Maman et Lakmé |
C'EST L'HEURE
DU DÉPART … |
Florence et Cécile se sont
rencontrées à l'aéroport de Nice |
Après un agréable moment passé
ensemble à évoquer notre voyage, à prendre quelques
photos (pour
immortaliser notre rencontre !) et à
évoquer notre collaboration à Germania Magazine, nous reprenons
le bus pour Aix-en-Provence, où nous arrivons à 19h50.
La température est douce, et nous
réalisons que Vienne est déjà bien loin….. Il nous
faut, à présent,
nous réhabituer lentement à
notre vie quotidienne….
Mais quels merveilleux souvenirs nous avons
désormais dans la tête, quelles images splendides et
inoubliables de ce moment d’exception au
cœur de l’hiver…..en attendant qu’à nouveau, nous retrouvions
ce beau pays qu’est l’Autriche, l’été
prochain…..
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