Samedi 20 décembre
Cette année, notre départ en
avion pour l’Autriche et sa superbe capitale impériale s’effectue
depuis Nice,
pour bénéficier d’un vol direct
car nous souhaitons éviter des transferts toujours trop longs et
épuisants.
La journée commence pourtant très
tôt, car il nous faut prendre le car qui relie Aix-en-Provence à
Nice et
qui part à 9h00.
Après un trajet sans problème,
nous arrivons à l’aéroport de Nice aux environs de 11h20,
suffisamment à
temps pour accomplir les formalités
liées à l’embarquement de notre petite chienne Lakmé
(toujours alerte, malgré ses 13 ans !), et pour déjeuner
tranquillement à la cafétéria de l’aéroport,
avant de prendre notre
avion dont le décollage est prévu
à 15h10.
Après un décollage sans retard
(on notera la ponctualité sans faille d’Austrian Airlines !), et
un vol sans
histoires, nous arrivons à Vienne
à 17 heures.
Pressées d’arriver à notre
hôtel, nous récupérons nos bagages (en réalisant
- déjà ! - que nous aurions du
alléger nos bagages….), prenons le
bus qui relie l’aéroport à la Westbahnhof, pour enfin sauter
dans le
métro qui doit nous emmener directement
à notre hôtel, situé à deux stations de là,
en plein cœur de la Mariahilfer Straße, toujours superbement décorée
à cette période de l’année !
Parvenues à l’hôtel KUMMER,
que nous connaissons bien, y ayant déjà séjourné
plusieurs fois, nous sommes soulagées de pouvoir déposer
nos valises, de nous installer confortablement dans notre chambre habituelle,
avant d’aller retrouver, juste derrière
l’hôtel, le petit parc Esterhazy, où Lakmé a ses habitudes….
Devant l'arbre de Noël … |
… de l'hôtel Kummer ! |
La différence de température
par rapport à Nice est notable et fatiguées par cette journée
de voyage,
nous apprécions de pouvoir, enfin,
nous réchauffer et nous restaurer d’un délicieux potage au
restaurant de l’hôtel, avant d’aller déballer nos valises
en écoutant une jolie émission de Noël animée
par Udo Jürgens
depuis Lech am Arlberg, et qui nous met
déjà dans l’ambiance avec de jolis chants de l’Avent….
Nous nous couchons à 22h30, bien décidées
à profiter pleinement de nos quelques jours de vacances
d’hiver dans la capitale autrichienne…..
Dimanche 21 décembre
Les jours étant comptés, il
convient de ne pas perdre de temps et c’est ainsi que nous nous levons
dès 6h30, pour aller prendre notre
petit déjeuner, dans la très belle salle de l’hôtel.
La veille, la réception nous a avisé
qu’une amie résidant à Vienne (que nous avons connue lors
de nos
précédents séjours
d’été à Alpbach), est venue déposer sa carte
à notre hôtel pour que nous l’appelions
afin de convenir d’une rencontre pendant
notre séjour. C’est ainsi que nous lui téléphonons,
et qu’elle
nous invite gentiment à lui rendre
visite, ainsi qu’à son mari, le 25 décembre dans l’après
midi.
Après cette sympathique invitation,
il est temps de partir en ville car nous avons décidé de
faire une
promenade en fiacre. Il fait très
froid, mais nous pensons qu’il est plus intéressant de faire cette
promenade romantique à une heure
matinale, un dimanche, avant que les voitures, les tramways et
les bus n’aient trop envahi les artères
de la ville. Bravant le froid hivernal, mais chaudement vêtues,
nous nous rendons avec Lakmé, sur
la Heldenplatz (Place des Héros) croyant y trouver les fiacres,
comme c’est le cas habituellement.
Le monument de l’Impératrice
Elisabeth dans le Volksgarten |
Ceux-ci n’y étant pas, nous décidons
d’aller les retrouver à la Cathédrale (un de leurs autres
points de stationnement),
et faisons un petit crochet à pied
par le Volksgarten, pour aller y admirer le monument de l’Impératrice
d’Elisabeth, que nous
n’avions pas vu lors de nos précédents
séjours….
Nous prenons quelques photos et apercevons
bientôt quelques
fiacres stationnant sur le Ring, devant
le Burgtheater tout proche ! |
Après s’être renseignées
sur les tarifs, nous décidons de choisir le « grand tour »
d’une heure, un plaisir,
certes, un peu onéreux, mais qui
récompense des mois d’économies draconiennes sur notre budget
et surtout, qui permettra de découvrir
« le meilleur » de Vienne et de se forger un souvenir inoubliable
:
un plaisir qu’on ne s’offre qu’une fois
dans sa vie, mais qui restera, à jamais, gravé, dans nos
mémoires…
Un moment d’exception où le temps
d’un instant en entendant résonner les sabots des chevaux, conduits
par un imperturbable cocher, fouet en main, l’illusion est parfaite : nous
sommes aux XIXème siècle !….
Après être montées dans
le premier fiacre en partance (un fiacre blanc, qui sert d’ordinaire pour
les
mariages ) et l’avoir découvert (malgré
le froid ambiant !), pour profiter pleinement des commentaires
de notre sympathique cocher (ce qui n’aurait
pu être possible si le fiacre avait été couvert), nous
débutons notre tour dans la Vieille
Ville (Altstadt), le quartier des Antiquaires (Antiquitätenviertel),
et la Ringstraße (le boulevard
de ceinture de Vienne). Notre cocher, chaudement emmitouflé, s’est
immédiatement coiffé du traditionnel chapeau melon, comme
l’exige la tradition et comme le font
tous ses confrères lorsqu’ils chargent
des passagers.
De même, les commentaires très
complets de notre cocher sont énoncés avec le parfait accent
« Wienerisch », comme il se
doit !
Dans notre fiacre devant le parc du Rathaus |
Dans notre fiacre devant le Burgtheater |
Notre fiacre, notre cocher et les chevaux |
Ci-dessous le détail de notre promenade
romantique à travers la capitale autrichienne :
Notre trajet débute donc en face
du Rathaus (l’Hotel de Ville), de style néo-gothique, en
face duquel
est installé le Marché
de Noël. De l’autre côté du Ring, lui faisant face, se
trouve le Burgtheater,
le plus célèbre théâtre
de langue allemande, construit en 1888 dans un style Renaissance Italienne.
Nous passons ensuite devant le Café
Landtmann, un célèbre café viennois, dans lequel
nous aurons
l’occasion de revenir.
Notre cocher vu de dos depuis notre fiacre |
Place am Hof avec au centre la Mariensäule, colonne de
la Vierge |
En passant devant le parlement… |
Notre promenade nous amène ensuite
du côté de la « Dreimäderlhaus »,
un édifice festonné de
guirlandes Biedermeier du début
du XIXème siècle, dont la rumeur laissait entendre qu’il
s’agissait de la garçonnière de F.
Schubert qui y aurait installé
trois de ses maîtresses. Nous passons ensuite devant la Pasqualati-Haus,
la maison dans laquelle Beethoven écrit
son opéra Fidélio, pour atteindre bientôt le Monument
Liebenberg, dédié au maire de Vienne en exercice en 1683.
Peu à peu, admirant çà
et là de belles façades et de beaux édifices, nous
parvenons à la Freyung,
un très beau quartier de Vienne.
Nous admirons la Schottenkirche, une église fondée
en 1777
par des moines bénédictins
écossais et irlandais. Bientôt sur la grande place, on aperçoit
le palais d
ans lequel Mozart donna son premier concert
public en 1762. Au sud de la Freyung, la Herrengasse,
l’une des plus belles artères
de la ville intérieure, séduit par ses palais baroques
appartenant, jadis, à d’illustres familles autrichiennes, hongroises,
italiennes et tchèques, et qui abritent aujourd’hui des ministères,
des ambassades et des associations internationales.
Non loin de là, le Palais
Ferstel accueille une galerie marchande raffinée où les
antiquaires et l
es boutiques de luxe séduisent
les touristes argentés. Juste derrière, on trouve le Café
Central,
le lieu favori des gens de lettres de
la fin du XIXème siècle.
Après plusieurs jolies rues de
la Vieille Ville, nous arrivons sur le Graben, où l’on retrouve
la
Pestsäule (Colonne de la Peste),
tandis que sur la droite, on aperçoit la Peterskirche
dont le
maître d’œuvre était Lukas
von Hildebrandt et, où Sissi aimait se recueillir dans l’intimité.
La façade du Generali Hof sur le Graben
|
La Peterskirche |
Façade du Graben Hof sur le Graben
|
Nous arrivons ensuite dans le quartier
de la Cathédrale (Stephansdom), et traversons le quartier
de Brandstätte, du nom de l’incendie qui ravagea le quartier
au Moyen-Age.
Nous atteignons l’Hoher Markt,
une place sur laquelle se trouve un joyau : l’AnkerUhr, une horloge
multicolore à jacquemart, édifiée en 1913 par une
Compagnie d’Assurances locale et sur laquelle défilent
tous lesjours à midi des personnages
célèbres (Charlemagne, Marie-Thérèse d’Autriche,
le Prince Eugène, etc…).
En revenant vers la Judenplatz,
d’ou l’on accède à l’Uhrenmuseum (musée des
horloges), on atteint
bientôt la place Am Hof,
la plus vaste place de la vieille ville, où se trouve en cette période
de l’année
un joli petit marché de Noël.
La Cathédrale
St Etienne |
L’Anker
Uhr |
Le marché de Noël
du Rathaus |
On emprunte ensuite le Kohlmarkt
(une belle rue où l’on trouve la célèbre Konditorei
Demel), pour atteindre la Hofburg, à proximité
de la Michaelerplatz, où se trouve le très somptueux
Café
Griensteidl.
En passant par la Michaelertor,
l’entrée de la Hofburg, on atteint bientôt la Schweizertor,
et enfin l’harmonieuse Josefsplatz, autour de laquelle se trouve
l’ancienne Hofbibliothek, la Redoutensaaltrakt, ancienne
salle de bal, le passage donnant accès à la Winterreitsschule
(le manège d’hiver de l’Ecole
d’Equitation Espagnole) et le Stallburg, où les lipizzans
vivent dans
le confort qui sied à des fonctionnaires
impériaux.
On atteint ensuite la Hofburgkapelle,
où les Petits Chanteurs de Vienne (Wiener Sängerknaben)
officient chaque dimanche.
Nous passons également devant l’Augustinerkirche,
l’église où fut célébré le mariage de
François-Joseph
et de l’Impératrice Elisabeth.
Le trajet s’achève en traversant
la Heldenplatz (Place des Héros), en rejoignant le Burggarten,
d’où l’on accède à
la Ringstrasse, le boulevard circulaire de Vienne.
En passant devant le Burggarten, on remarque
à droite dans le parc, la statue de Mozart, tandis qu’à gauche,derrière
la statue de Schiller, on trouve la Gemälde Galerie der Akademie
der bildenden
Kunste (la Galerie de peinture
de l’Académie des Beaux-Arts).
Plus loin, le Kunsthistorisches Museum,
et le Naturhistorisches Museum se font face, séparés
par l’imposante statue de Marie-Thérèse.
Le fiacre termine sa promenade romantique
à travers Vienne en passant devant le Parlement
néo-grec, devant lequel s’élève
la statue de Pallas-Athene, déesse de la Sagesse. De l’autre
côté,
lui faisant face, se trouve le plus ancien
jardin public de la ville, le Volksgarten, avec son imitation
du temple de Thésée, un
monument dédié à l’Impératrice Elisabeth.
Notre fiacre avec d’autres passagers
devant le Parlement |
Le Parlement avec la statue de Pallas Athene,
et un tramway nouvelle
génération |
Nous revenons quelques minutes plus tard
à notre point de départ, au Burgtheater, avec notre petite
chienne Lakmé,qui pourtant bien couverte, ne réussira pas,
dans les premières minutes à se dégourdir les pattes….
Après cette belle promenade, malgré
la température hivernale (assurément, le thermomètre
affiche une température négative !), nous décidons
de retourner à l’hôtel pour nous couvrir plus chaudement,
avant de repartir en ville pour aller découvrir la grande artère
de Vienne, la Kärtnerstraße, et déjeuner à
notre restaurant favori, le Markt-Restaurant Rosenberger, qui présente,
outre la possibilité de déjeuner dans un cadre agréable,
l’avantage de proposer un vaste choix de plats et de salades en self-service,
très
différent et bien plus convivial
que nos cafétérias françaises (voir nos précédents
carnets de
voyages à Vienne : Noëls 1999,
2000, 2001).
La nuit tombe vite à Vienne en hiver,
et déjà la Kärtnerstraße brille de toutes ses
illuminations….
A noter que les illuminations à Vienne
en cette période de fin d’année, sont toujours raffinées,
sans extravagance ou exagération.
L’ambiance de Noël est, ici, à
son comble, nous invitant bientôt, à nous rendre en tramway
et en métro
au Wiener Christkindlmarkt, le célèbre
marché de Noël de Vienne, situé devant le Rathaus
(l’Hôtel de Ville), lui aussi, toujours
aussi superbement illuminé et dont la façade, au mois de
décembre, se transforme en un gigantesque Calendrier de l’Avent
!
Le parc illuminé du Rathaus avec au fond, le Burgtheater |
Le Wiener Christkindlmarkt, avec le Rathaus illuminé,
et Maman au premier plan |
La Kärntner
Straße illuminée |
Nous sillonnons les allées de ce merveilleux
Marché de Noël, où les petits chalets regorgent de décorations
en tous genres, de friandises, de peluches,
et de douceurs diverses : un enchantement pour petits et grands !
La nuit venue, le froid persiste et l’on
apprécie particulièrement de déguster un Apfelpunsch
(bouillant !) dans une jolie tasse à l’effigie de Sissi, que l’on
serre frénétiquement dans ses mains, en admirant au dessus
de soi, les superbes arbres décorés
de personnages et de ballons illuminés….qui confèrent au
parc du
Rathaus l’image d’un décor de conte
de fées…..
Après un bref retour à l’hôtel
pour déposer Lakmé qui aspire à se reposer (et à
se réchauffer), nous
repartons aussitôt pour le Rathaus
et sa grande salle d’apparat dans laquelle ont lieu, comme chaque
week-end depuis le 15 novembre, les traditionnels
« Chants de l’Avent » (Internationale Adventsingen).
Des chorales internationales (dont deux sont
des chorales d’enfants) se succèdent de demi-heure en
demi-heure pour notre plus grand plaisir
et celui des nombreux spectateurs venus de tout le pays et
du monde entier pour fêter Noël
dans la capitale autrichienne !
Je profite également de la transition
entre deux chorales pour aller découvrir au rez-de-chaussée,
les petits ateliers des enfants qui se livrent
à des activités manuelles, et ce, pendant toute la période
de l’Avent : pâtisserie, gravure sur bois, peinture sur verre, bougies,
etc…Là encore, un enchantement pour
les enfants, qui attendent ainsi avec un
peu plus de patience, l’arrivée du Christkind….
Après ce sympathique moment, il est
temps de retourner sur le marché de Noël pour aller déguster
une savoureuse (et géante !) pomme de terre au four (qu’il est coutume
de servir, ici, en hiver, en robe des
champs, et fourrée d’une délicieuse
sauce chaude : à l’ail, à la ciboulette, au saumon, au fromage,
etc…) accompagnée d’un « Jägertee » brûlant
et fort à réveiller un mort…..
• Pour en savoir plus sur le Jägertee,
le Glühwein et autres boissons hivernales, lire le
numéro
de Déc/Janvier de Germania Magazine, rubrique « Noël
en terre germanique.
Après notre retour à l’hôtel,
une dernière petite promenade avec Lakmé au Parc Esterhazy,
l’envoi de SMS à nos amis et connaissances,
je téléphone à ma correspondante viennoise Dagmar,
qui souhaitait que nous puissions nous rencontrer
pendant notre séjour, et qui malheureusement
est clouée au lit avec une grippe…..
La journée s’achève tranquillement
devant la télévision, avant que l’extinction des feux ne
se
fasse aux alentours de 22h30….
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